mardi 21 novembre 2017

APOEL vs Real Madrid 0-6 - Highlights & Goals - 21 November 2017

PROMO LUI ET ELLE episode 12 JOUR 20 November 2017

lundi 13 novembre 2017

Innoss'B - Top Model (Official Video)

MEGA PROMO POUR LUI ET ELLE EPISODE 9

Football / Mondial 2018 : Désormais loin derrière la Côte d’Ivoire

Intégrale #versionfrançaise du 11/11/17 avec Françoise Pétrovitch

Intégrale "Et si..." du 11/11/17 : Le printemps de la littérature africaine

Les « méthodes de cow boy » des multinationales occidentales en Afrique

RDC vs GUINEE CONFERENCE APRES MATCH ET QUELQUES REACTIONS

Barbara Kanam - Badi (clip officiel)

jeudi 19 octobre 2017

samedi 14 octobre 2017

Lord Lombo - "YAHWEH LOBA"

Bénin : Samuel Dossou-Aworet, celui qui a vaincu Bolloré



L’homme d’affaires béninois Samuel Dossou-Aworet vient de remporter sa « bataille » juridique contre le géant français Bolloré dans le cadre du projet Épine dorsale. Reste à réaliser ce vaste chantier.
À 73 ans, Samuel Dossou-Aworet est un homme d’affaires prospère qui sait défendre ses intérêts. Il vient de gagner, en dernier ressort, son procès contre le groupe Bolloré dans la bataille pour le contrôle du projet de reconstruction de la ligne de chemin de fer entre Cotonou et Niamey, qui fait partie du gigantesque projet Épine dorsale – comprenant un port minéralier et pétrolier en eau profonde à Sèmè-Potji (proche de la frontière nigériane), un port sec à Parakou, un chemin de fer Cotonou-Niamey puis Niamey-Dosso et un aéroport.

Passé la victoire judiciaire, Samuel Dossou va désormais devoir confirmer sa capacité à concrétiser ce chantier. Car il ne le nie pas : il n’est pas cheminot, et un partenaire technique lui est indispensable. Les responsables du groupe Petrolin, qu’il a créé en 1992, n’ont pas encore pris de décision quant aux choix de ce coéquipier stratégique. Ils ont encore en mémoire la « trahison » de Bolloré, premier partenaire vers lequel ils se sont tournés quand le Bénin et le Niger leur ont notifié, en 2010, l’attribution provisoire de concessions sur le projet. Ils étaient loin de se douter que le groupe français prendrait les devants de l’initiative en signant une autre convention avec les autorités des deux pays.
« Cela a été une vraie douche froide. Samuel a accusé le coup des jours durant avant de s’en remettre », confie l’un des amis d’enfance de l’homme d’affaires béninois qui a souhaité garder l’anonymat. Petrolin avait pourtant pris une précaution en signant avec Bolloré le 13 janvier 2013 un « engagement de confidentialité et d’exclusivité » qui oblige celui-ci à « ne pas mener ou être engagé ou intéressé […] dans un projet ayant un objet similaire ou qui entre en concurrence avec le projet » d’Épine dorsale. C’est justement ce détail qui va sauver Samuel Dossou dans la procédure judiciaire qui a ordonné, le 19 novembre 2015, la cessation des travaux engagés par le groupe hexagonal sur le territoire du Bénin avant qu’intervienne la décision en dernier ressort de la Cour suprême du Bénin, le 29 septembre, largement favorable à Petrolin.

Des activités éclectiques

« Sans un opérateur technique, difficile pour Samuel Dossou de tenir ses engagements sur le projet. C’est notre seul souci avec lui », affirme un cadre du ministère béninois des Transports. Malgré la profession de foi de Petrolin, le groupe a perdu de sa superbe depuis la disparition d’Omar Bongo Ondimba, son principal soutien politique, et la chute de Pascal Lissouba.
C’est dans l’univers de l’or noir que ce diplômé de l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs de Paris a bâti sa fortune. Petrolin, présent dans une douzaine de pays africains, revendiquait en 2013 un chiffre d’affaires de plus de 726 millions d’euros (les dernières données ne sont pas disponibles). Mais si les années où Samuel Dossou était le roi du négoce pétrolier en Afrique et le tout-puissant représentant du Gabon à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, qu’il a présidée à deux reprises, sont désormais loin, l’homme dispose encore de ressources. Il est aujourd’hui le deuxième producteur de gaz au Nigeria, où il contrôle 40 % du consortium ND Western, plus de 9 % de Niger Delta Exploration & Production et de 10 % de Seplat, l’un des principaux producteurs de pétrole au Nigeria.
Établi à Genève depuis quelques années, l’homme travaille à la diversification de ses affaires, notamment dans le secteur bancaire où il est actionnaire dans plusieurs établissements (Bank of Africa, Orabank Gabon, BGFI Bank Bénin, etc.) et dans l’aviation (il possède plusieurs jets privés). Sa compagnie d’aviation d’affaires, Comfort Jet Services, établie au Togo, dispose d’une flotte de plus de cent avions. Une diversification qui donne un second souffle à son groupe, mais lui offre-t-elle une assise financière confortable pour investir dans un domaine qui lui est étranger et où il a tout à prouver ? « Nous sommes prêts techniquement et financièrement. Nous allons mobiliser plus de 1 000 milliards de F CFA [1,5 milliard d’euros] pour réaliser le projet », assure-t-il.
Restera cependant une autre équation à résoudre : la position du Niger dans ce dossier. « Notre pays ne se sent pas concerné par cette décision de la juridiction béninoise. Et pour nous, le partenaire sur cette question reste Bolloré. Toujours est-il que les deux chefs d’État sont en contact permanent sur la question », explique une source proche du palais de la présidence à Niamey.

Source: jeuneafrique.com

mercredi 11 octobre 2017

Football : l’Égypte se qualifie pour le Mondial 2018 après 28 ans d’absence





Absente de la Coupe du monde depuis 1990, l’Égypte a validé son billet pour la rencontre de 2018 en Russie grâce à son succès acquis dans les derniers instants du match contre le Congo le 8 octobre (2-1), grâce à un doublé de sa star Mohamed Salah.
L’Égypte, deuxième nation africaine qualifiée après le Nigeria, ne peut plus être rejointe en tête du groupe E de la zone Afrique, avec quatre points d’avance sur l’Ouganda. Elle disputera en Russie la troisième Coupe du monde de son histoire après celles 1934 et 1990. Le joueur de Liverpool Mohamed Salah, qui avait ouvert le score à l’heure de jeu (62e), a offert la victoire aux « Pharaons » sur un penalty dans le temps additionnel (90+5), après l’égalisation du Congo-Brazzaville par Arnold Bouka Moutou à deux minutes de la fin du temps réglementaire.
L’Égypte, septuple champion d’Afrique, peut notamment remercier son sélectionneur, l’Argentin Hector Cuper, ancien coach de Valence et de l’Inter Milan, qui a pris en main l’équipe en mars 2015.
« Je prends des médicaments contre l’hypertension en raison du stress causé par des critiques permanentes, a-t-il déclaré. La vie est pleine de stress mais ce défi-là, atteindre le Mondial, est le plus relevé auquel j’ai fait face ».

Grand retour international

La sélection mise particulièrement sur Mohamed Salah. L’ailier, réputé pour son agilité, a quitté l’AS Roma en juin 2017 pour rejoindre Liverpool. Un transfert historique pour un joueur égyptien et africain estimé entre 42 et 50 millions d’euros. Le mythique gardien de 44 ans Essam El Hadary ou encore le jeune prodige du club britannique de Stoke City Ramadan Sobhi sont également des joueurs importants.
Avec eux, l’Égypte marque cette année son grand retour dans le football international après plusieurs années d’absence, sur fond d’instabilité politique et sécuritaire à la suite du soulèvement populaire de janvier 2011.
Les Pharaons ont même disparu de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), dont ils sont les champions historiques, pendant sept ans après leurs trois victoires consécutives en 2006, 2008 et 2010.
En 2012, les autorités avaient annulé deux saisons de championnat après le massacre du stade de Port-Saïd en février 2012, où 74 personnes avaient été tuées dans des affrontements sanglants entre supporters.
Cette année, l’Égypte a fait un retour en force en atteignant la finale de la CAN-2017, où elle s’est inclinée 2-1 contre le Cameroun. En tout, 15 nations sont déjà qualifiées pour le Mondial 2018, dont le Nigeria, et l’Égypte désormais.

Source: jeuneafrique.com

Élections en 2018 : les « grandes lignes » d’un calendrier électoral (très) attendu en RDC



Après son passage la semaine dernière au siège d'Atlantic Council à Washington, Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), a regagné dimanche soir Kinshasa où il compte publier incessamment le calendrier électoral tant attendu en RDC. En voici les « grandes lignes ».
Visiblement serein et imperturbable, Corneille Nangaa est rentré dimanche 8 octobre à Kinshasa après un échange très musclé au centre Afrique de l’Atlantic Council à Washington. Il s’agissait d’un « briefing » sur les prévisions de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en RDC, organisé le jeudi 5 octobre par ce think tank pro-républicain.
En face du président de la Ceni congolaise, une vingtaine de personnalités triées sur le volet : responsables politiques américains, Elizabeth Jaffee du bureau Afrique du département d’État américain et Gregory Simpkings, directeur du sous-comité de la chambre des représentants sur l’Afrique, la santé globale et les droits de l’Homme, entres autres, mais aussi des personnalités de la société civile américaine (surtout) et congolaise.

Tripartite d’abord, calendrier électoral ensuite

Lors des discussions modérées par Bronwyn Bruton, directeur des programmes et études au centre Afrique d’Atlantic Council, Corneille Nangaa, accompagné de François Balumuene, ambassadeur congolais aux États-Unis, est revenu sur les enjeux du processus électoral en cours en RDC et les contraintes techniques, logistiques et financières – 528 millions de dollars pour les scrutins présidentiel, législatif et provincial – auxquelles la Ceni est confrontée. Mais « il n’a jamais indiqué que le calendrier électoral sera publié cette semaine », comme on a pu le lire sur le site d’Atlantic Council, souligne-t-on dans l’entourage du président de la Ceni.
D’après nos informations, le calendrier électoral ne pourra être rendu public avant la deuxième réunion d’évaluation du processus électoral. Celle-ci est programmée ce jeudi 12 octobre entre la Ceni, le gouvernement et le Conseil national de suivi de l’accord (CNSA).
L’accord dont la mise en oeuvre en cours est dénoncée par le Rassemblement de l’opposition et les évêques catholiques, médiateurs des pourparlers, avait prévu cette tripartite pour « unanimement apprécier le temps nécessaire pour le parachèvement [des] élections ».

De janvier à novembre 2018 ?

En attendant, quelques « grandes lignes » de ce calendrier tant attendu en RDC ont été révélées à la réunion d’Atlantic Council. Après recoupement avec des sources au sein de la Ceni, il en ressort que l’enrôlement des électeurs sera « clôturé en janvier [2018] au Kasaï ». Mais, « entre-temps, la consolidation des données du fichier électoral est déjà enclenchée », rassure-t-on du côté de la Ceni. Mais cette vérification pourrait s’étendre jusqu’au mois de février.
Ce n’est qu’après que pourraient intervenir les « activités critiques du processus », celles qui nécessitent la fin de l’une pour déclencher le début de l’autre. À commencer par l’examen et l’adoption de la proposition ou du projet de loi sur la répartition des sièges.
À ce stade, le président de la Ceni souhaite que tous les acteurs politiques, parlementaires compris, s’impliquent réellement pour l’aboutissement du processus. « Corneille Nangaa a effet expliqué qu’en réalité la plupart de ceux qui, à Kinshasa, exigent des élections n’en veulent pas », rapporte un autre participant à la réunion d’Atlantic Council.
Viendra ensuite l’étape de l’ouverture des candidatures. « Avec plus de 600 partis, il faudra s’attendre à environ 28 000 candidats pour la députation nationale et un peu plus pour les élections provinciales », fait savoir à Jeune Afrique le président de la Ceni. C’est pourquoi, pour ce dernier, « la machine à voter n’est pas une proposition mais une option prise » pour faire face à cette situation. Une fois les candidatures enregistrées, la Ceni procédera à la « commande des matériels sensibles », notamment des bulletins de vote.
Je ne suis pas allé à Washington pour convaincre qui que ce soit
Nangaa a enfin rappelé ses trois options présentées aux politiques pour la tenue des scrutins : une seule élection – la présidentielle – en décembre 2017, deux élections – présidentielle et législatives – en mai 2018 ou trois élections – présidentielle, législatives et provinciales – en novembre 2018.
L’accord de la Saint-Sylvestre, on le sait, a choisi le troisième cas de figure, mais en ramenant l’échéance « au plus tard en décembre 2017 ». Ce qui est « techniquement impossible » jure-t-on à la Ceni qui semble s’accrocher à son schéma initial. Le Rassemblement de l’opposition a déjà indiqué que si les élections n’ont pas lieu cette année, une « transition sans Kabila » doit être mise en place.
À Washington, Corneille Nangaa s’est également évertué à « [démentir] les allégations selon lesquelles la violence actuelle [notamment dans le Kasaï, dans le centre du pays, NDRL] serait liée au processus électoral et à l’impossibilité d’organiser les élections », rapporte un autre participant à la réunion.
Mais, à en croire le compte rendu publié sur le site internet d’Atlantic Council, pendant les échanges, les explications de Corneille Nangaa n’ont pas convaincu la plupart des invités.
« Difficile d’en être autrement lorsque chacun a déjà ses appréhensions », commente un proche du président de la Ceni. Et Nangaa lui-même de conclure : « Je ne suis pas allé à Washington pour convaincre qui que ce soit, mais pour présenter les faits. »

Source: jeuneafrique.com

vendredi 6 octobre 2017

Cet air que je respire - Dena Mwana

Mondial 2018 – Qualifications : une cinquième journée décisive pour les équipes africaines


Alors que la Tunisie, le Nigeria et l’Égypte pourraient se qualifier avant la fin des éliminatoires, de nombreuses sélections vont jouer très gros à l’occasion de cette cinquième journée. Certaines confrontations directes seront lourdes de conséquences, notamment pour la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Gabon, le Sénégal ou le Burkina Faso.
Quelles sont les équipes africaines qui peuvent encore espérer se maintenir sur le long et difficile chemin menant à la Coup du Monde 2018 en Russie ? Si certaines semblent quasi assurées d’avoir leur billet pour Moscou en poche, d’autres sont sur le fil, et certaines sont déjà sur le point de basculer si bas dans le classement que toute remontée semble impossible. Tour d’horizon, groupe par groupe, des principaux enjeux des matches qui se joueront les 6, 7 et 8 octobre prochain, dont beaucoup pourraient bien être décisifs.
GROUPE A


7 octobre : Guinée-Tunisie et Libye-RD Congo
En prenant quatre points aux Congolais lors de troisième et quatrième journées (2-1, 2-2), les Aigles de Carthage ont placé la barre très haut, alors qu’il ne reste que deux matches à disputer. Un succès ou un match de la Tunisie à Conakry et une défaite de la RD Congo contre la Libye à Monastir enverrait les Nord-Africains en Russie avant même le dénouement du groupe.
Pour l’ancien gardien de but camerounais Thomas Nkono, les Tunisiens ont sans doute fait le plus dur le mois dernier à Kinshasa (2-2). « Même si les équipes maghrébines ont traditionnellement des difficultés en Afrique subsaharienne, le fait que la Guinée soit éliminée devrasudit avoir un certain impact. Je pense que la RDC va battre la Libye et que la Tunisie fera match nul à Conakry », suppose l’entraîneur des gardiens de l’Espanyol Barcelone. « A mon avis, cela se jouera lors de la dernière journée. Je fais de la Tunisie le favori, car j’ai du mal à imaginer qu’elle échouera chez elle contre les Libyens. Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. »
En cas de défaite des joueurs de Nabil Maaloul et de succès de la RD Congo, la dernière journée serait décisive pour la qualification, laquelle pourrait se jouer à la différence de buts…

GROUPE B



7 octobre : Nigeria-Zambie et Cameroun-Algérie
Au cas où il se débarrasse de la Zambie vendredi, le Nigeria se qualifiera pour sa sixième phase finale. A la lecture de son parcours quasi parfait dans ce groupe B, cette issue serait logique aux yeux de Thomas Nkono.
« Les Nigérians sont dans une excellente dynamique. Ils ont battu le Cameroun 4-0, en profitant des erreurs défensives des Lions. Ils ont des joueurs expérimentés, l’équipe joue plutôt et je pense qu’elle est supérieure à la Zambie. »
Les Super Eagles qui joueront à Uyo, où ils ont battu les Cameroun et l’Algérie (3-1) en novembre dernier, seront au complet pour accueillir les Chipolopolo, lesquels devront obligatoirement s’imposer pour garder une chance d’aller en Russie lors de la dernière journée. De leur côté, camerounais et algériens, déjà éliminés, s’affronteront à Yaoundé avec comme objectif de mieux terminer ces qualifications qu’ils les ont débutées…

GROUPE C



6 octobre : Mali-Côte d’Ivoire
7 octobre : Maroc-Gabon
Si elle avait eu la bonne idée de bien négocier son match face au Gabon à Bouaké, trois jours après avoir brillé à Libreville (3-0), la Côte d’Ivoire serait toute proche d’une quatrième qualification consécutive pour la Coupe du Monde. Seulement, les Éléphants ont non seulement perdu (1-2), mais ils ont relancé des Panthères qui n’en demandaient pas tant.
« J’ai l’impression que les Ivoiriens manquent de stabilité, de régularité. Ils ont du mal à aligner deux bons résultats de suite, alors que leur effectif est tout de même un des meilleurs d’Afrique », affirme Ali Fergani, l’ancien milieu de terrain puis sélectionneur de l’Algérie.
A Bamako, les champions d’Afrique 2015, privés de plusieurs joueurs (Seri, Gervinho, Bony, Doumbia, Gradel, Zaha, A. Traoré), n’auront pas droit à un deuxième joker, face à des Maliens quasiment éliminés. « Si elle joue sur sa valeur, elle doit s’imposer. » Un succès la placerait en ballotage favorable, à un mois d’une possible « finale » face au Maroc, le 6 novembre. « Les Marocains vont avoir beaucoup de pression, et ils devront se méfier du Gabon, toujours imprévisible, qui récupère Aubemeyang », intervient Thomas Nkono.
« A mon avis, les Lions de l’Atlas vont s’imposer sur une petite marge, mais j’ai tendance à penser que ce sont les Ivoiriens qui se qualifieront. Même s’ils ne sont pas très réguliers ces derniers mois, ils ont un calendrier un peu plus favorable que le Maroc. Cette qualification se jouera à très peu de choses. »

GROUPE D



7 octobre : Cap Vert-Sénégal et Afrique du Sud-Burkina Faso
La décision de la FIFA de faire rejouer le match Afrique du Sud-Sénégal (2-1, le 12 novembre 2016) a ajouté un peu plus de suspens à un groupe déjà serré.
Ali Fergani est convaincu d’une chose : la qualification se jouera entre le Burkina Faso, le Cap Vert et le Sénégal. « L’Afrique du Sud, j’ai du mal à y croire. Elle ne décolle pas, elle déçoit. Je pense que le Burkina Faso, qui ne cesse de progresser depuis plusieurs années, ramènera au moins un point de Johannesburg », assure Fergani.
Pendant ce temps, le Cap Vert, reboosté par ses deux derniers succès face aux Bafana-bafana (2-1, 2-1) pourrait mettre tout le monde d’accord en cas de succès contre le Sénégal. « Les Sénégalais sont les favoris du groupe, car ils disposent des meilleures individualités, avec Mané, Keita, Gueye ou Sow. Mais ils ne gagnent pas de titres et ils n’ont pris que cinq points en quatre matches. Le Sénégal a encore trois matches à jouer. C’est un avantage sur le papier. Un match nul au Cap Vert serait un minimum. J’ai du mal à imaginer les Lions perdre, mais les Cap Verdiens peuvent très bien être la grosse surprise de ce groupe. »
La FIFA a annoncé mercredi que le match entre l’Afrique du Sud et le Sénégal sera rejoué le 10 novembre prochain, trois jours après les retrouvailles entre les deux sélections à Dakar. Les quatre équipes du groupe peuvent encore se qualifier…

GROUPE E



7 octobre : Ouganda-Ghana
8 octobre : Egypte-Congo
Cela pourrait être un des évènements de cette cinquième journée. Le Ghana, présent lors des trois dernières phases finales, est au bord d’une élimination. Avec cinq points – quatre de retard sur l’Egypte, le leader – et un déplacement délicat à Kampala, où les Cranes sont quasiment invincibles, les Black Stars n’ont plus leur destin en mains. Pour croire à une qualification avant d’accueillir les Pharaons le 6 novembre, les Ghanéens devront s’imposer en Ouganda et miser au mieux sur un nul des Égyptiens face au Congo à Alexandrie.
Un scénario improbable, d’autant que James Kwesi Appiah, le sélectionneur, a décidé de se passer des frères André et Jordan Ayew.
« Sincèrement, je ne vois pas comment la qualification pourrait échapper à l’Égypte, même si les Ougandais peuvent créer une énorme surprise. Les Pharaons mériteraient d’aller en Russie, parce qu’ils sont réguliers, qu’ils disposent de quelques très bons joueurs, dont Mohamed Salah, et ce que ce pays représente en Afrique », énumère Ali Fergani.
Une liste qui ne reprend pas forcément la qualité du jeu proposé par les septuples champions d’Afrique, notamment lors de la dernière CAN au Gabon, lors de laquelle l’Égypte est parvenue en finale en pratiquant un football froid et calculateur.

jeudi 5 octobre 2017

RDC : l’entourage de Kabila « surpris » par la demande de nouvelles sanctions américaines



Dans une correspondance adressée mardi à Donald Trump, sept sénateurs américains exhortent le président de leur pays à s’impliquer davantage dans la recherche d’une solution à la crise en RDC. L’une des pistes avancées : de nouvelles sanctions contre le régime de Joseph Kabila. Kinshasa se dit « surpris ».
Ils sont tous démocrates et se disent préoccupés par la situation politique et sécuritaire en RDC. Autour de Cory Booker, élu du New Jersey et représentant principal de son parti au sein du sous-comité sur l’Afrique du Sénat américain, six autres sénateurs des États-Unis ont adressé, ce mardi 3 octobre, une lettre au président Donald Trump.


Dans cette correspondance, les sénateurs Cory Booker, Ben Cardin (Maryland), Dick Durbin (Illinois), Chris Coons (Delaware), Sherrod Brown (Ohio), Elizabeth Warren et Edward Markey (Massachusetts) rappellent au chef de l’État américain les raisons, selon eux, de l’aggravation de la crise actuelle en RDC : le non-respect par le président Joseph Kabila de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre. Un compromis politique signé in extremis le 31 décembre 2016 entre le camp présidentiel et l’opposition politique.
Il était alors question d’organiser les élections d’ici la fin de l’année et de cogérer la période préélectorale. Seulement, lors de l’application de l’accord, Joseph Kabila, dont le second mandat constitutionnel est arrivé à terme le 19 décembre dernier, a choisi de nommer les dissidents du Rassemblement de l’opposition à la fois à la tête du gouvernement et du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA).
Un geste considéré comme une provocation, qui s’est attiré des critiques des évêques catholiques, médiateurs de ces derniers pourparlers, mais aussi des partenaires internationaux qui continent d’appeler à l’application « intégrale » de l’accord trouvé. Pis, la possibilité d’organiser les scrutins d’ici décembre ne tiendrait plus qu’à un miracle.
Si Kabila ne respecte pas l’accord, les États-Unis devraient recourir aux sanctions

Kabila de nouveau pointé du doigt

Pour les sénateurs américains auteurs de la lettre adressée à Trump, le responsable de cette situation est bien connu : Joseph Kabila. Ils accusent le chef de l’État congolais de n’avoir pas voulu appliquer « de bonne foi » l’accord de la Saint-Sylvestre.
Ces élus américains dressent également un tableau sombre de la situation sécuritaire en RDC : graves violations des droits de l’homme dans le Kasaï, imputables notamment aux forces gouvernementales et à des milices pro-gouvernementales, troubles dans le Tanganyika où l’on compte « 500 000 déplacés supplémentaires », recrudescence des violences dans le Kivu, répression des manifestants pacifiques à Kinshasa et dans les autres villes du pays…
Avant que toute la région ne s’embrase, ces sénateurs prient Donald Trump de nommer un successeur à James Swan, parti en retraite, au poste d’ambassadeur des États-Unis en RDC. D’autant que, pour l’instant, c’est Dennis Hankins, ambassadeur américain en Guinée, qui chapeaute aussi la représentation diplomatique américaine à Kinshasa en tant que chargé d’affaires.
Il est également demandé à Trump de désigner un secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines, mais aussi un administrateur adjoint chargé de l’Afrique au sein de l’USAID.
Selon les sénateurs américains, sans des responsables permanents à ces postes stratégiques, la politique africaine des États-Unis, mais aussi tous les efforts diplomatiques que le pays pourrait déployer, ne produiront pas d’effets escomptés.
En attendant, ils sollicitent auprès de Donald Trump le recours à des mesures coercitives pour contraindre le régime de Kinshasa. « Si le gouvernement [congolais] refuse de respecter l’esprit et la lettre de l’accord [de la Saint-Sylvestre], les États-Unis devraient utiliser les moyens dont nous disposons, notamment l’adoption des sanctions », soutiennent les sept sénateurs dans leur missive.

                          Nous avons l’impression que ces sénateurs américains ne nous écoutent pas
Dans l’entourage du président Kabila, c’est l’incompréhension. D’autant que, par l’entremise de Mer Security and Communication System, une entreprise israélienne, Kinshasa avait renforcé ces derniers mois des actions de lobbying auprès des instances américaines.
Raymond Tshibanda, ancien chef de la diplomatie congolaise, a même été nommé « envoyé spécial » sur place. Et Barnabé Kikaya Bin Karubi, le conseiller diplomatique du chef de l’État, confie à Jeune Afrique avoir rencontré à plusieurs reprises trois des sénateurs signataires de cette « lettre assortie de menaces de sanctions ».
« Nous sommes surpris par le fait qu’ils reviennent sur un argumentaire dépassé, alors que nous avons eu à les expliquer de long en large la situation réelle, politique et sécuritaire, en RDC », dit-t-il. « Nous avons l’impression qu’ils ne nous écoutent pas, déplore le diplomate. C’est très inquiétant s’ils se contentent de ce que leur disent des opposants intéressés qui ne cherchent qu’en découdre avec le pouvoir en place à Kinshasa. »

L’ambassadrice américaine Nikki Haley attendue à Kinshasa

Quant à la situation sécuritaire épinglée dans la lettre, elle serait depuis « maîtrisée » dans le Kasaï, jure Kikaya qui en veut pour preuve « l’enrôlement des électeurs qui se poursuit » dans cette partie centrale du pays.
« Les procès des fouteurs de troubles s’y poursuivent. Le FBI et la justice suédoise travaillent déjà avec nous pour élucider le meurtre de deux experts onusiens [l’Américain Sharp et la Suédoise Zaida Catalán assassiné en mars dans le Kasaï, NDRL] », poursuit ce proche de Kabila qui regrette qu’ « on ne retrouve nulle part ces évolutions de la situation dans la lettre des sénateurs ». Celle-ci, nuance Kikaya, « n’engage que ses signataires ».
« Nous, à Kinshasa, nous attendons au cours de ce mois d’octobre Nikki Haley, la représentante permanente des États-Unis aux Nations unies, le seul haut responsable américain qui s’est prononcé à plusieurs reprises sur la situation en RDC », indique le diplomate congolais. « Si de nouvelles sanctions américaines tombent sur nous, ce serait un très mauvais signal », grimace pour sa part un ancien ministre.
Côté opposition, l’on se réjouit en revanche de cette sortie des sénateurs américains. Olivier Kamitatu, porte-parole de l’opposant Moïse Katumbi, y voit une « nouvelle salve du Congrès américain qui invite Donald Trump à adopter des mesures pour la mise en œuvre de l’accord de la Cenco et le départ de Kabila ». D’autant que le Rassemblement, la principale plateforme de l’opposition congolaise, ne plaide désormais qu’en faveur d’une transition sans le président actuel.

Togo : le dernier avertissement de l'opposition

mercredi 4 octobre 2017

Passeportgate en RDC : les « mesures de facilitation » annoncées suffiront-elles à calmer les esprits ?



Appelé à s'expliquer devant l'Assemblée nationale sur le bien-fondé de la mesure invalidant les passeports semi-biométriques en RD Congo, le vice-Premier ministre Léonard She Okitundu a mis en avant lundi les motivations sécuritaires et annoncé quelques « mesures de facilitation ». Loin de satisfaire l'auteur de la question orale.

« Satisfecit » pour les uns

« Suite aux mesures d’accompagnement annoncées hier [2 octobre] sur le délai élargi et le prix, un satisfecit est clairement perceptible dans l’opinion publique et dans les réseaux sociaux », commente un proche collaborateur de Léonard She Okitundu, vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères.

Devant les députés nationaux, le chef de la diplomatie congolaise, répondant à une « question orale avec débat », a en effet indiqué quelques assouplissements à la décision controversée d’invalider, avant leur terme, les passeports électroniques – dits « semi-biométriques » en RDC – sur toute l’étendue du territoire national.
Parmi ces « mesures de facilitation », She Okitundu a annoncé « la prolongation de la date de mise en application de la mesure gouvernementale ». Au lieu du 16 octobre comme initialement décidé, la durée de vie des passeports semi-biométriques s’étendra finalement « jusqu’au 14 janvier 2018 », soit trois mois supplémentaires accordés à leurs détenteurs.
Outre la durée, Kinshasa recule également sur le prix : « Pour le détenteur de l’ancien passeport dont la date d’expiration arrive à échéance dans les années 2019 et 2020, l’acquisition du nouveau passeport se fera moyennant paiement d’un forfait de 100 dollars américains, au lieu du prix coûtant de 185 dollars. » Frais connexes et bancaires non inclus.
Le gouvernement préconise aussi de faire bénéficier au détenteur d’un passeport semi-biométrique avec visas valables d’un « scellé consulaire qui lui permettra de circuler librement jusqu’à l’expiration de son visa ».
Mais le concerné a « l’obligation de se procurer [le] passeport biométrique » pour pouvoir profiter de cette « facilitation ». D’autant que « pour sortir du pays, le détenteur de l’ancien passeport avec visa devra obligatoirement avoir un passeport biométrique couplé avec le scellé consulaire » apposé sur le document de voyage électronique.
D’après nos informations, d’âpres tractations ont été nécessaires au sommet de l’État pour obtenir ces quelques aménagements. Au départ très obstinée à maintenir la mesure telle quelle, la présidence de la République a finalement entendu raison. Du moins partiellement.

Insatisfaction pour les autres

Car des « mesures de facilitation » annoncées sont encore « loin de rencontrer [l’] assentiment » de Juvénal Munubo. Ce jeune député de l’Union pour la nation congolaise (UNC) s’est fait le porte-voix de ceux qui s’opposent contre la décision d’invalider les passeports semi-biométriques.
Ces derniers jours, plusieurs jeunes ont été interpellés et brièvement arrêtés alors quils manifestaient devant le ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, munis de banderoles sans équivoque : « Mon passeport est valide. Arrêtez d’arnaquer le peuple. » Allusion implicite au scandale de passeports biométriques impliquant un proche du président Joseph Kabila, révélé en avril dernier par l’agence de presse britannique Reuters.
La décision d’invalider les passeports semi-biométriques doit être tout simplement retiré
La Lutte pour le changement (Lucha) n’a pas non plus été convaincu par les assouplissements annoncés. « On n’allège pas l’injustice d’une mesure absurde, on y met fin simplement », a fait savoir ce mercredi le mouvement citoyen congolais.
Abondant dans le même sens, l’auteur de la question orale maintient également sa position. « La décision d’invalider les passeports semi-biométriques doit être tout simplement retirée », persiste le député Juvénal Munubo qui se dit « insatisfait » par les réponses de Léonard She Okitundu. Ce dernier avait pourtant détaillé à l’Assemblée nationale les motivations sécuritaires qui auraient poussé son gouvernement à prendre cette mesure tant décriée.
Pour le vice-Premier ministre en effet, se référant aux « services spécialisés » de la RDC, « la fiabilité des anciens passeports dits semi-biométriques est remise en question », notamment par le fait qu’ils seraient détenus par « un nombre impressionnant des ressortissants des pays voisins », des « trafiquants de drogues » arrêtés en Colombie et au Brésil, des « chefs de groupes terroristes et leurs affidés qui opèrent sur le territoire national »…
« M. She Okitundu a trop parlé du terrorisme pour justifier la décision du gouvernement, mais il n’a apporté aucune preuve de ses allégations », rétorque Juvénal Munubo. Le député confie à Jeune Afrique qu’il se réserve désormais « le droit d’aller plus loin » si le retrait de la mesure n’est pas acté lors de la seconde intervention du vice-Premier ministre prévue le 4 octobre à l’hémicycle. Une interpellation ou une motion de défiance n’est donc pas exclue.
« Se radicaliser alors qu’on est dans une période préélectorale consensuelle n’est pas opportun », soupire-t-on dans l’entourage de She Okitundu. Pour ce dernier, sauf grand revirement de dernière minute, le retrait de la mesure n’est pas à l’ordre du jour. En attendant, le dossier, très suivi au sommet de l’État, demeure délicat et son issue incertaine.

Source: Jeune Afrique