mardi 28 février 2012

DIDJAK MUNYA-MUKUSA HD version courte sans dédicace


Didjak sur Facebook

samedi 25 février 2012

Omar Sy est sacré meilleur acteur aux césars. C'est le premier noir qui est primé.ny [Ciné] Ruquier 291011 Onpc

mercredi 22 février 2012

Festival du film de Berlin : Rachel Mwanza sacrée meilleure actrice


La jeune congolaise a remporté, le week-end dernier, l'ours d'argent de la meilleure interprétaion féminine pour son rôle dans le film Rebelle du Canadien Kim Nguyen. Le film, entièrement tourné en République démocratique du Congo, est l'histoire de Komona, une adolescente enceinte qui raconte à son bébé à naître son passé d'enfant-soldat et ses amours avec un jeune homme de 15 ans appelé Le Magicien.

Selon le réalisateur, ce film, qu'il a mis dix ans à faire naître, porte sur la rédemption, la résilience et «la quête de la lumière». Dès le début du projet, il raconte avoir voulu s'écarter du film éducatif pour parler des enfant-soldats, un sujet trop peu traité selon lui. En outre, Kim Nguyen explique qu'il a plutôt voulu présenter la question du point du vue de l'enfant et placer une femme au cœur de son récit car, soutient-il, les femmes de l'Afrique subsaharienne sont des «héroïnes».  

Rebelle a été diffusé pendant le festival le 17 février et a été très apprécié par le public. Il a reçu une mention de la part du jury du prix œcuménique qui a souligné l'humanisme dont fait preuve l'oeuvre et la perception du monde qu'elle présente. 

Le réalisateur attribue également le succès de Rebelle au charme de Rachel Mwanza qui était à ses côtés pour la projection. «Nous l'avons trouvée en faisant des auditions à Kinshasa au Congo, où nous avons tourné le film l'été dernier...Elle s'est révélée une véritable enfant prodige. C'est l'actrice la plus talentueuse avec qui j'ai eu l'occasion de travailler. Elle a un instinct incroyable, c'est très impressionnant », a déclaré Kim Nguyen. Pour sa part, Rachel Mwanza a indiqué que Rebelle a changé sa vie et qu'elle souhaite poursuivre une carrière cinématographique. 

Notons que cette année, le jury du festival de Berlin, présidé par le célèbre acteur américain Jake Gyllenhaal, était composé de Charlotte Gainsbourg et Barbara Sukowa ainsi que du réalisateur français François Ozon. De nombreuses stars d'Hollywood avaient également fait le déplacement jusqu'à Berlin, notamment Diane Kruger, Angelina Jolie et Brad Pitt, Virgine Ledoyen,  Antonio Banderas et Meryl Streep. Cette dernière, actuellement à l'affiche de la Dame de fer, film qui retrace le parcours politique de Margaret Thatcher, a été honorée d'un prix pour l'ensemble de sa carrière.

Rachel Mwanza, ancienne enfant de la rue de Kinshasa, a donc côtoyé toutes ces stars hollywoodiennes grâce à la magie du cinéma. 

Patrick Kianimi 

Source:Les Dépêches de Brazzaville. Edition de Kinshasa

Mutuashi Jazz : Me Tshamala dans une ballade à travers différentes sonorités du Kasaï


Les treize chansons du répertoire exécuté  par le flutiste et son groupe Nsumuenu, le 16 février au Centre Wallonie-Bruxelles, ont ravi le public. Avec pour seul instrument traditionnel le ditumba, le groupe a servi un cocktail musical aux couleurs locales. Pour leur concert, les artistes avaient délaissé  à dessein « le tulombo, le xylophone pende et le lokombe tetela, récemment acquis », a déclaré aux « Dépêches de Brazzaville » Me Tshamala. Le flutiste a rassuré qu'il ne s'agissait que d'un choix circonstanciel et d'un « défi-démonstration ». « Cette fois, nous avons voulu jouer notre musique avec des instruments occidentaux. Nous ne voulons pas que les gens croient que jouer de la musique traditionnelle revient à dire qu'il faut le faire à l'aide d'instruments traditionnels. C'est une façon erronée de voir les choses car il est possible de rendre la même musique avec une nuance, c'est vrai. Le son produit à partir du bois est différent de celui rendu par le métal. Le bois non élaboré de chez nous ne rendra pas un son identique à celui de la guitare ou de la flûte », a-t-il souligné. 

Parlant de sa musique qui dérive des rythmes traditionnels, Me Tshamala affirme avoir consenti l'effort de « reprendre et reproduire le peu de la tradition qui nous reste car nous avons perdu et nous continuons de perdre ». Dès lors, son style de prédilection qu'il lui a plu de baptiser « Mutwashi-Jazz » se constitue d'un mélange de rythmes traditionnels luba et de jazz. 

Au regard de son expression artistique, Me  Tshamala se targue d'être l'un des « porte-étendards de la tradition » musicale congolaise, mieux, « ambassadeur de la culture du Congo ». Le flutiste a dit la fierté qu'il éprouve à jouer sa musique sur plusieurs scènes du monde et à l'enseigner. Office qu'il avoue mener avec beaucoup d'entrain à l'instar de Tshala Muana ou de J.B. Mpiana « même si ce dernier, souligne-t-il, chante dans un tshiluba qui n'est plus pareil à l'originel ». Il a ajouté: « Nous faisons en sorte que notre culture ne meure pas mais il est clair qu'elle est tellement riche que je n'ai pas besoin de puiser ailleurs. Tout le travail que j'ai fait sur le mutuashi peut s'appliquer à tous les rythmes du Congo. Donc les codes peuvent rester les mêmes et le résultat est tout aussi satisfaisant ». 

Hommage à Nyunyi

L'hommage à Nyunyi, le second air de la soirée, devait aussi être perçu comme un point d'honneur à la tradition. Pour Me Tshamala, il importait vraiment de lui dédier un titre dans son répertoire. La chanson à son nom demeure pour lui la meilleure des reconnaissances à l'endroit d'un « personnage qui fut très important pour les artistes congolais ». Et il a renchéri: « À la fois chanteur, danseur, instrumentiste et conteur, il a fait profiter à plusieurs de son talent. Tous les artistes vieux et jeunes ont travaillé avec lui. Il a œuvré avec Kabala, Ngeleka, Kandolo, tous les artistes de mon orchestre et même Tshala Muana. Il corrigeait les erreurs à tous les niveaux et a permis de produire des sons corrects. Il nous a aidés à avoir de vrais repères dans notre démarche ». Pour avoir baigné dans la musique de son terroir, Me Tshamala affirme : « Peut-être parce que je la maîtrise le mieux mais à mon avis, la musique du Kasaï est la meilleure du Congo ». 

Nioni Masela
 

mardi 21 février 2012

Eliminatoires Mondial-féminin/U-20 : Les Congolaises surprennent les Camerounaises à Yaoundé (2-1)

Les Léopards dames juniors de la RDC ont surpris, le samedi 18 février à Yaoundé, les Lionnes Indomptables du Cameroun en les battants sur le score 2-1. Cette rencontre comptait dans le cadre du match aller des éliminatoires de la sixième édition de la Coupe du monde féminine de moins de 20 ans, prévue en Ouzbékistan, du 18 août au 8 septembre 2012.


La joueuse Falonne Pambani Kuzoya a ouvert la marque à la 23e minute sur penalty, obtenu suite à une faute de main d'une joueuse camerounaise dans le rectangle. La footballeuse Marie - Louise Minfoumou a égalisé à la 44e minute de la partie. Le but de la victoire de Léopards juniors a été marqué par l'athlète Sophie Basenga en seconde période. Ainsi la RDC a battu en déplacement le Cameroun sur le score de 2-1.

Le match retour se disputera le samedi 3 mars au Stade des Martyrs à Kinshasa. La sélection congolaise, non internée faute des moyens, avait quitté le pays le vendredi 17 février dernier à 10h00 et est arrivée à Yaoundé au Cameroun 22h15, heure locale, après huit heures de vol et quatre heures de transit. La reconnaissance du terrain s'est déroulée le jour du match.

Les Léopards dames juniors quittent le Cameroun le mardi et arriveront à Kinshasa le mercredi prochain. Les sportifs pensent que ces ambassadrices qui ont honoré le pays à l'étranger seront logées dés leur retour au pays afin de préparer avec sérénité le match retour à domicile.

 

Les 18 joueuses sélectionnées

1. Buelambo Nzila (TP Mazembe)

2. Kapala Pamela (Grand Hôtel Kinshasa)

3. Yambuka Nora (Force Terrestre)

4. Ambeyaka Tonaka (Force Terrestre)

5. Badimuena Rose (Force Terrestre)

6. MPele Ngwanzo (Grand Hôtel Kinshasa)

7. Lusilawu Laurence (OC Vatican)

8. Diakese Isa (Grand Hôtel Kinshasa)

9. Mabi Mayala (Grand Hôtel Kinshasa)

10. Basenga Kadima Sophie (31e CPC)

11. Pambani Kuzoya Falonne (Grand Hôtel Kinshasa)

12. Mangola Solange (Force Terrestre)

13. Makuidi Muana Mundele Falonne (TP Mazembe)

14. Ngalula Tshamala (TP Mazembe)

15. Yeya Nada (Force Terrestre)

16. Mvuenga Natacha (Force Terrestre)

17. Safi Amani (La source/Bukavu)

18. Kikobo Dilu Precillia (Grand Hotel Kinshasa)

Jerry Kalemo Source: L'observateur.

jeudi 16 février 2012

Whitney Houston: Je ne pouvais que lui rendre hommage



La diva s'en est allé trop tôt... 48 ans. Après Michael Jackson en 2009, "The voice" nous a quitté.


N.B:Le temps du visionnage de la vidéo étant écoulé sur le site AP j'ai retiré le lien qui mène vers ce site. Toutes mes excuses pour ce contre-temps.

Congowebtv: lorsque la télévision kinoise fait de l'humanitaire.

"Tout est possible" est une émission qui est diffusé sur la chaîne kinoise Congowebtv. Animée par Marius Muhunga, l'émission a pour objectif  de porter secours à  des personnes qui font face à des difficultés auxquels elles ne peuvent se sortir. L'animateur tient par conséquent, le rôle de celui qui aide à trouver des solutions. Regardez comment une jeune fille de famille très modeste vivant dans la commune de Kisenso, un coin reculé de la capitale, accouche d'un enfant souffrant d'une maladie congénitale. Comment trouver le moyen de soigner ce nourrisson qui est entre la vie et la mort?
Cliquez sur le lien ci-dessous pour regarder l'émission. Très émouvant. 


 L'émission "Tout est possible"


Le facebook de Marius Muhunga. 

La justice belge refuse d'interdire "Tintin au Congo"


La justice belge a refusé, vendredi 10 février, d'interdire la commercialisation de la bande dessinée Tintin au Congo, estimant non fondée l'action intentée par un ressortissant congolais qui jugeait l'œuvre d'Hergé raciste.

"La demande a été jugée non fondée, le tribunal de première instance de Bruxelles ayant estimé que la loi belge contre le racisme ne peut s'appliquer que s'il y a une intention discriminatoire", a déclaré  Me Ahmed L'Hedim, l'avocat de Bienvenu Mbutu Mondondo. Selon le tribunal, "vu le contexte de l'époque, Hergé ne pouvait pas être animé d'une telle volonté", a ajouté M. L'Hedim.
"APOLOGIE DE LA COLONISATION"
Bienvenu Mbutu Mondondo, un ressortissant de la République démocratique du Congo, réclamait depuis quatre ans l'interdiction de la vente de l'album, ou à défaut l'imposition d'un bandeau d'avertissement ou d'une préface expliquant le contexte de l'époque, comme c'est le cas pour l'édition anglaise.
Lors des audiences en 2011, M. Mbutu Mondodo, qui vit en Belgique, avait estimé que Tintin au Congo était une "BD raciste, qui fait l'apologie de la colonisation et de la supériorité de la race blanche sur la race noire". Ses deux demandes "ont été déboutées", a précisé un autre avocat de M. Mbutu Mondondo, Alain Amici, qui a précisé que son client "interjetterait appel de cette décision" dès lundi devant la cour d'appel.
"HOMME NOIR PARESSEUX, DOCILE OU IDIOT"
Il était soutenu dans sa démarche qui l'opposait à l'éditeur Casterman et à Moulinsart, la société ayant les droits commerciaux de l'œuvre d'Hergé autres que les droits d'édition, par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN).
"Mettez-vous à la place d'une fillette noire de 7 ans, qui découvre Tintin au Congoavec ses camarades de classe...", ont lancé ses avocats, en dénonçant la représentation dans l'album d'un "homme noir paresseux, docile ou idiot" et"incapable de s'exprimer dans un français correct".
"UNE ŒUVRE DANS SON CONTEXTE"
Me Alain Berenboom, représentant de Casterman et de Moulinsart, qui avait dénoncé à l'audience une atteinte à la liberté de la presse, a fait part vendredi de sa"grande satisfaction""C'est une décision saine et pleine de bon sens, selon laquelle il faut prendre une œuvre dans son contexte et la comparer avec les informations et les clichés de son époque", a-t-il déclaré.
En 1929, lorsqu'il imagina les premières aventures de Tintin, d'abord en Union soviétique puis au Congo belge, Georges Rémi, dit Hergé, était un jeune homme de 23 ans "qui n'avait jamais quitté Bruxelles", selon l'avocat. Hergé ne connaît alors"du Congo que les articles" publiés dans la presse "bourgeoise et conservatrice" et les récits de missionnaires, avait plaidé devant le tribunal Me Berenboom en octobre.
"J'ÉTAIS NOURRI DE PRÉJUGÉS"
"C'est l'époque de la Revue nègre de Joséphine Baker, de l'exposition coloniale de Paris. Hergé est dans l'air du temps, ce n'est pas du racisme mais du paternalisme gentil", selon lui.
Selon le site d'actualités culturelles Mondomix, qui consacre un articlé fouillé intitulé"Tintin au Congo ou la mission civilisatrice de la colonisation", Hergé déclarera un jour à propos de l'album : "Pour le Congo tout comme pour Tintin au pays des Soviets, il se fait que j'étais nourri des préjugés du milieu dans lequel je vivais… C'était en 1930. Je ne connaissais de ce pays que ce que les gens en racontaient à l'époque : 'Les nègres sont de grands enfants, heureusement que nous sommes là !', etc. Et je les ai dessinés, ces Africains, d'après ces critères-là, dans le pur esprit paternaliste qui était celui de l'époque en Belgique." Tintin au Congo reste aujourd'hui l'un des albums de la série les plus vendus.
Le Monde.fr avec AFP | 10.02.12 | 18h20   

samedi 11 février 2012

Spectacle : Le Théâtre de Poche fait escale en RDC.

La pièce du groupe, Le bruit des os qui craquent, jouée en lingala, kinyarwanda et français était à l'affiche au Rwanda et au Burundi avant d'atterrir au Congo. L'étape de la RDC du Théâtre de Poche fait partie d'une importante tournée organisée dans les pays des Grands lacs.


 Le bruit des os qui craquent, une coproduction du Théâtre de Poche et du Groupe Taccems de Kisangani, met en scène la Congolaise Olga Tshiyuka-Tshibi, la Rwandaise Angel Uwamahoro et la Rwando-Sénégalo-Congolaise Aïssatou Diop.


 La création repose sur le récit de deux enfants soldats en fuite et celui d'une infirmière qui apporte son témoignage.  
 L'Alliance française de Bukavu accueillera la première représentation congolaise annoncée pour la soirée de ce 10 février.



 Le lendemain, les planches du même cadre recevront une deuxième fois la pièce de l'auteur québécoise Suzanne Lebeau. Du Sud-Kivu, le Théâtre de Poche se déplacera vers la Province Orientale où il se produira les 14 et 15 février à l'Espace Ngoma de Kisangani. Puis il mettra le cap vers Kinshasa et y couvrira quatre dates d'affilée.


 Au Centre Wallonie-Bruxelles se tiendront les premières représentations kinoises prévues les 17 et 18 février. Le Théâtre des Intrigants lui ouvrira ses portes le lendemain tandis que la dernière kinoise est annoncée le 20 février au Tarmac des auteurs. Le bruit des os qui craquent achèvera son périple congolais au Centre culturel Liak Likumbi de Matadi, le 22 février.  






Ainsi donc prendra fin la tournée débutée au début de ce mois au Rwanda. Les toutes premières représentations avaient eu lieu les 3 et 4 février à Kigali, plus précisément à l'Ishyo Arts. Bujumbura, la capitale du Burundi, avait pris le relais les 7 et 8 février. Le bruit des os qui craquent avait été joué à l'Institut français.  

Suzanne Lebeau, apprend-on, est un auteur qui passe pour le chef de file majeur de la dramaturgie pour jeune public. Son présent texte a été mis en scène par Roland Mahauden. Olivier Wiame en assure la scénographie alors que Xavier Lauwers s'occupe des lumières. La création bénéficie de la collaboration artistique de Daniel Bisconti.  

Nioni Masela 

 Source: Les Dépêches de Brazzaville (Edition Kinshasa) Le 10.02.2012.

mercredi 8 février 2012

Musique. Au terme d’une tournée européenne Espace Masolo : les jeunes ont démontré leurs prouesses artistiques !


Deux points essentiels ont fait l’objet d’une conférence de presse tenue le week-end dernier à l’ «Espace Masolo », dans la commune de Masina, dans la partie sud-est de Kinshasa. 

Premièrement, les responsables de cette association culturelle ont fait la restitution générale de la dernière tournée qu’ils viennent d’effectuer en Europe, pendant un mois et trois semaines, avec l’équipe de jeunes de l’« Espace Masolo ». 

Deuxièmement, ils ont organisé une cérémonie d’échange de vœux entre les encadreurs, les jeunes de cet espace ainsi que leurs partenaires. Au total, 19 personnes dont 17 jeunes artistes, accompagnés de leur maître formateur en fanfare, ainsi que de l’administratrice du projet et chef de la délégation, Mme Khaty, ont pris part à ce périple européen, qui s’est ouvert par l’Allemagne, du 3 octobre au 29 novembre 2011. 

Dans l’ensemble, rapporte le chef de la délégation, les adolescents ont présenté une vingtaine des spectacles dont la dernière ballade en fanfare avait crée l’apothéose au pays d’Angel Merkel. Les temps forts étaient aussi constatés en France et en Belgique. « Nous saluons le courage de nos jeunes qui ont démontré leur prouesse artistique. Ils ont exhibé sans complexe leur talent en Europe », a-t-elle dit à la presse. 

Pour l’administratrice du projet, les jeunes de l’« Espace Masolo » ont ouvert la tournée, d’abord par leur participation aux ateliers d’échange avec les jeunes allemands. L’occasion était propice pour développer certains concepts et projets culturels à travers les différentes disciplines artistiques. « Ils étaient tous très émerveillés de jouer autrement aux fanfares. C’était un travail encore sous forme de conservatoire », a-t-elle renchéri. Ensuite, l’équipe a franchi l’étape de la France où les jeunes ont explosé leur talent, en poursuivant la tournée de la fanfare. Fanfare et théâtre congolais à l’honneur !

 A Paris, ils ont présenté la pièce théâtrale « King Kongo », un spectacle crée en 2010, et qui raconte l’histoire du Congo-Belge à l’époque coloniale. Pour la coordinatrice du projet, ces artistes ont brillé de mille feux en laissant une bonne impression partout où ils sont passés pendant leur parcours. Mme Khaty renseigne que l’objectif de cette tournée était motivé par les différents partenaires étrangers qui soutiennent l’Espace Masolo dans l’encadrement des enfants de la rue. 

Ces partenaires, explique-t-elle, se sont servis de cette tournée pour évaluer le niveau des enfants après toutes les formations apprises chaque année à Kinshasa. « Ils avaient vraiment besoin de les tester par rapport à tout ce qu’ils donnent en terme de contribution pour leur meilleur encadrement ». Pour la coordonnatrice, ladite tournée trouve aussi sa raison d’être sur le plan professionnel.

 Elle s’inscrit dans les objectifs de l’«Espace Masolo » qui travaille pour la réinsertion et la formation des enfants de la rue, afin qu’ils deviennent autonome dans la société. C’est pourquoi, ces enfants n’y sont pas allés comme des enfants abandonnés, mais plutôt comme des artistes comédiens, musiciens, trompettistes professionnels, qui maîtrisent l’art et vivent de leur travail. « On a pris beaucoup de temps pour investir dans ces enfants, en vue de les rendre professionnels. 

Aujourd’hui, certains louent des maisons et commencent à se prendre en charge eux-mêmes… », a ajouté la religieuse Malvine Vero, responsable de l’Espace Masolo. Par ailleurs, les responsables de ce centre d’encadrement ont regretté que l’espace Masolo n’ait reçu aucun soutien moral ou financier de l’Etat congolais pour réaliser ce projet. Au contraire, fustigent-ils, ils ont connu des difficultés énormes avant de sortir du pays. « Outre les tracasseries par des services inconnus sur le tarmac, nous étions sérieusement compliqués par les agents de la Direction générale de migrations à l’aéroport international de N’djili. Il a fallu s’endetter par ci et par là pour payer de l’argent afin d’obtenir un document qui atteste l’autorisation de sortie pour les mineurs. C’est vraiment triste pour notre Congo… », a déclaré Mme Malvine Vero. Brillant passage des jeunes artistes ! 

Qu’à cela ne tienne, ces encadreurs sont satisfaits du parcours des artistes en Europe. Et Mme Khaty d’ajouter : « Nous rentrons tête haute au pays, les enfants ont défendu le drapeau congolais. Bravo ! » Au terme de cette tournée, les jeunes de l’Espace Masolo ont pu tirer des leçons qui vont leur permettre de perfectionner davantage leur carrière artistique. Pour sa première fois de séjourner en Europe, Christian VIDA, 15 ans, gardera toujours un bon souvenir de ce voyage. « Grâce à cette tournée, je suis parvenu à élargir mon carnet d’adresse, en créant des relations avec les jeunes allemands… », a témoigné le jeune trompettiste, qui totalise 3 ans à l’Espace Masolo.

 Pour finir, les responsables de cette structure ont manifesté leur gratitude à l’Ambassade d’Allemagne en RD. Congo, pour avoir accordé gratuitement les Visa à l’équipe des jeunes artistes, pour réaliser ce projet en Europe. « Nos sincères remerciements vont à l’Ambassade d’Allemagne, aux partenaires qui sont en Allemagne, en France, en Belgique ainsi qu’au centre d’accueil des enfants sans domicile fixe, ici à Kinshasa. Vraiment, il était très difficile pour nous de réunir toutes les conditions de voyage avec ces jeunes, surtout que la majorité était constituée des mineurs », ont-ils soutenu. Signalons que c’est pour la deuxième fois que l’Espace Masolo effectue une tournée du genre en Europe avec ces jeunes qui, hier, étaient considérés comme des brimborions dans la société.

 En 2010, ils ont voyagé au nombre de sept et tous sont rentrés. Cette crédibilité a motivé sans nul doute le Consul Allemand de réitérer encore sa confiance à cette structure socioculturelle qui œuvre pour l’initiation et l’encadrement artistique ainsi que pour la réinsertion des enfants de la rue (Shegués) au Congo-RDC. Toujours dans le cadre de rééduquer et d’apprendre aux enfants les langues étrangères et les diverses disciplines artistiques, l’Espace Masolo réfléchit déjà sur d’autres projets en perspective pour renforcer davantage la capacité des enfants et pour former d’autres enfants qui continuent à sillonner dans les rues de la capitale congolaise.
Jordache Diala   . Source: laprospéritéonline.net

mardi 7 février 2012

2O12 : Mois de février au K-MU Théâtre à Ndjili


Bien qu’en retard, pas mal de centres culturels de Kinshasa ouvrent lentement leurs portes au public kinois. Le dernier cas en date est celui du Centre K-Mu Théâtre dans la commune de Ndjili, dans la partie Est de la capitale.
Dans la programmation qui nous a été adressée, il est indiqué que les activités reprennent normalement le vendredi 3 Février 2012 à 19h00’ avec la pièce théâtrale, « Entrechat ». Avec une mise en scène de Bavon Diana Landa, celle-ci se passe dans une petite famille où une adolescente interdite de faire la danse et une grand-mère paralytique sont à la recherche de leur liberté. Un soir, l’imprudence des parents, qui devaient aller souper chez les amis, confient leur fille encore adolescente à une grand-mère excentrique et paralytique. A deux, une révolution hilarante et poétique,… un rêve éveillé et une tendresse débordante, des coups de théâtre à répétition.
Le vendredi 10 février 2012 à 18h30’ Les Tuma haut dans une Comédie musicale : « Enfant Victime » dans une mise en scène Edo Mubenga. Pour rappel, Le Groupe « Tuma Haut » est une compagnie de théâtre à caractère comique. Très connue en RDC de par sa comédie musicale, il livre des spectacles à vous couper le souffle où la musique, la danse et la comédie convolent en justes noces avec du rire en permanence.
Samedi 11 février 2012 à 19h00’, l’artiste musicien Joss Diena sera en acoustique. L’un des anciens sociétaires du groupe Cultur’a pays vie et du Quartier Latin de Koffi Olomidé, après plus de 15 ans d’apprentissage musical, ce dernier crée son propre groupe « les formidables » qui est à son premier album « Vitrine ». Avec sa voix sans microbe, K-Mu Théâtre s’est fait plaisir de l’inviter pour donner un concert inhabituel. Dans un arrangement où les instruments ne dépassent pas les voix, il revient cette fois-ci dans un style exceptionnel.
Pour la St Valentin, 14 Février 2012 à 19h00’ « AC ’capela l’an Zéro », sera sur scène à l’honneur des amoureux. L’artiste se donne comme mission principal pour ce spectacle, « la révisitation du répertoire de JB Mpiana ». Question pour lui de concilier, l’art de bien faire et l’œuvre bien réalisée.
Samedi 18 Février 2012 à 16h30’ la rencontre dénommée « Café-philo » aura comme l’invité ; Papa Komanda. Ce dernier est un fabriquant des meubles, menuiser, ébéniste et décorateur intérieur. Autours des menuisiers et artisans des bois de Kinshasa pour parler de son expérience et de son développement. Question d’encourager aussi des jeunes qui empruntent ce métier pas facile.
Samedi 25 Février 2012 : 19h00’ « Musique Hip Hop » N’Kashh et les cousins du même clan seront au rendez-vous. Ces deux groupes ont été les révélations de l’espace K-Mu. D’un côté, il vient de Goma et l’autre de N’Djili. Il est composé des jeunes talentueux. Junior N’Kashh dans un Rap « live » accompagné par un groupe de musiciens cohérant. Les cousins du même clan, à sa tête, DLL, qui a été classé deuxième du classement du concours « King of N’Djili town » qu’avait organisé K-Mu en décembre 2010. Deux groupes sur scène, deux horizons différents mais un seul esprit. Et la dernière activité, c’est le Concert Gospel, le dimanche 26 février 2012 à 18h30’, du Groupe « Grain de Sénevé ». Composé de 8 jeunes hommes et 6 jeunes femmes, cette formation existe depuis octobre 2010. Avec un style varié et singulier dans un méli-mélo parfait entre RNB, Hip Hop, Sango, makosa,... Le groupe a déjà pris part dans plusieurs festivals de gospel.
Onassis Mutombo. Source: Le quotidien L'Avenir.

samedi 4 février 2012

A l’affiche le 7 février au Centre Wallonie-Bruxelles : Chœur la Grâce au centre du patrimoine culturel congolais

La chorale Chœur la Grâce va se produire le mardi 7 février prochain à 19 heures en la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles dans un répertoire dénommé « L’Humanité des Humains ». Ce répertoire artistique est écrit par Didier Mwewa wa Mwewa sous une musique composée d’Ambroise Kua- Nzambi. Ce spectacle exalte les valeurs constituant le trait d’union, le dénominateur commun de tous ceux qui veulent cultiver l’humanité dans le monde. Il met ainsi à l’avant plan les sujets qui touchent tout Homme, qui qu’il soit et où qu’il se trouve.

Choeur la Grâce s’emploie depuis son existence à revisiter la mémoire de la tradition, la sagesse africaine par une mode d’expression tout à fait particulière la chorale. Son répertoire renferme des poèmes, des palabres, énigmes, proverbes, narrations et autres oracles des ancêtres. Cette démarche artistique est dirigée de main de maître par un maestro à la personne d’Ambroise Kua Nzambi Toko et Tino Mvibudulu Muyete.

Soulignons que Choeur la Grâce est une formation musicale mixte créée le dimanche 04 août 1985 sous l’initiative de : Samy Diasonama Ndungidi, Mundele Pedro Antonio, Danny Kabeya Lumbala Niandu Wazolua et Ambroise Kua Nzambi Toko, au sein d’une association culturelle dénommée « Union des Jeunes Chrétiens », UJC en sigle. Il est composé depuis sa création d’une sélection de chefs de choeur et choristes oeuvrant dans différentes communautés et églises chrétiennes de Kinshasa.

Le double avantage qu’a toujours possédé Choeur la Grâce, est de compter dans ses rangs de chefs de choeur, une cinquantaine depuis sa création, et d’être dirigé par un chef compositeur, chercheur, opérateur culturel, l’un de plus actifs de sa génération, a sensiblement contribué au développement de plusieurs choeurs mixtes protestants tant à Kinshasa, à l’intérieur de la RDC qu’à l’étranger, principalement à Luanda en Angola, à Brazzaville, à Paris, Berlin, Madrid, Suisse, précisément dans les milieux de la diaspora congolaise. L’un des plus grands succès récoltés par Choeur la Grâce en République Démocratique du Congo, est le fait d’avoir réussi à s’étoffer un répertoire typiquement congolais à partir du fond musical ayant pu résister aux vents et courants dévastateurs du patrimoine culturel ethnique du Congo.

Les chants mélancoliques des Bamaniangas, des Ngbandis, les rythmes vifs et envoûtants des guerriers Mbunzas, les sonorités rustiques Lokelés, le charme des chants Topokés, les attrayantes mélodies Lubas, les chansons des pèlerins Kongos, les berceuses sacrées des Tetelas, le rythme champêtre Mongo, les chants humoristiques des Bambalas, les rythmes spondés Vombes, un véritable buffet artistique formant quatre programmes différents dont : Zimboka za bantu, Zingana, les Mélopées d’Afrique noire et tes Negro folk du Congo.

Saint Hervé M’Buy/Cp.

Source: le quotidien L'Avenir du 3.02.2012.

mercredi 1 février 2012

8ème Championnat africain de foot-ball féminin : Les Léopards/dames seniors ont éliminé leurs homologues ougandaises 4-0

* Au prochain tour, les Congolaises seront opposées aux Equato-Guinéennes. Samedi 28 janvier dernier au stade des Martyrs de la Pentecôte, l’équipe nationale féminine de la Rdc, les Léopards/dames ont battu en match retour du 8è Championnat africain du football féminin les Cranes, leurs homologues ougandaises sur la marque de 4 buts à 0.

Les Léopards ont entamé la marque à la 9è minute par Pambani. Malembo va doubler la mise à la 32è minute. La mi-temps survint sur le score de 2-0. Après les citrons, les Ougandaises vont courir dans tous les sens pour refaire leur retard mais la défense des Léopards veillait au grain. Bien au contraire, ces dernières vont inscrire deux autres buts, successivement par Diantesa sur penalty à la 82è minute et par Tondo à la 88è minute.

En deux mots, c’est un match pratiquement à sens unique ponctué toutefois par des incursions ougandaises assez tranchantes. Ayant réussi au match aller il y a deux semaines à tenir les Ougandaises en échec à Kampala (1-1), les Congolaises viennent donc de se qualifier au prochain tour. Leurs adversaires seront les Equato-Guinéennes. Nous en donnerons tous les détails de cette rencontre dans notre prochaine édition.

D.L.

Source:Le quotidien L'Avenir. Le 31.01.2011.